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Pour éviter le Krach Ultime – Pierre Larrouturou (préface de Stéphane Hessel)

27 mai 2011 lu 7 955 fois 7 commentaires

« Comment dire la gravité de la crise ? Comment, aussi, reconstruire l’espoir ? Telles sont les deux questions fondamentales auxquelles répond ce livre lumineux et essentiel, en faisant un sort à quelques idées préconçues qui nous empêchent de penser l’avenir : Non, la crise n’est pas finie et la crise financière n’est que la partie émergée de l’iceberg. Non, le chômage et l’accroissement des inégalités ne sont pas des conséquences de la crise ; ils en sont la cause fondamentale. Non, la mondialisation n’est pas coupable, même s’il est urgent de l’humaniser. Non, la croissance ne reviendra pas et il est vital d’inventer très vite un nouveau modèle de développement. Pour éviter que l’Histoire ne se répète. »

Stéphane HESSEL

> sur le site de l’éditeur

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  1. Pierre Larrouturou : « faire évoluer notre contrat social »

7 Commentaires »

  • filou59 said:

    Bonjour,

    Je viens de terminer le livre « Comment éviter le krach ultime ». C’est un très bon livre pour comprendre REELLEMENT la crise, l’économie, la finance, le monde,… qui nous entourent. Cela change des médias habituels qui n’apportent rien ou presque rien. Mais j’avais déjà appris avec le magazine Marianne qu’il faut sortir de la « pensée unique ».
    C’est mon premier livre sur la crise et l’économie que j’achète mais je recommencerai. Surtout à travers ce livre cela confirme mes impressions ( trouvées au hasard sur le net) que nous sommmes très mal partis mais je garde espoir. Même si j’ai des doutes pour que nos politiciens prennent en compte ce qui est dans ce livre et changent notre société.
    Il faut surtout qu’un maximum de personne s’informe de la situation réelle. C’est peut être un autre problème de notre société : trop peu de personne ne s’informe sur ce qui se passe.
    Enfin, la nature humaine n’est pas parfaite….

    Pour finir : BRAVO M. Larrouturou pour ce travail.

  • Bankster 1 said:

    Je n’ai pas encore terminé votre livre. Je partage assez votre point de vu, on va dans le mur et tout le monde préfère regarder le foot, le tout avec une diatribe politicienne d’une nullité affligeante. Pourquoi ne pas aborder le vrai problème des retraites : on ne peut plus les financer, on préfère faire en sorte que nos enfants cotisent de plus en plus alors qu’ils n’auront, ne pourront pas se préparer la leur … doit on les rendre pauvres juste parce que nos politiciens ne veulent pas s’attaquer au problème ?. Vous parlez de Pébereau mais il y aussi Minc, Ricol…
    La crise grecque est inquiétante, bien que très endetté, peut on relever un pays en augmentant les impôts, en diminuant les salaires … bref en cassant la consommation.
    Petit détail, quand vous dites qu’il faut boycotter les sociétés et banques ayant une filiale dans un paradis fiscal, il faudra donc toutes les boycotter car elles ont toutes au moins une filiale dans ces pays. Autre point, je pense que dans votre critique, il manque aussi la grande distribution qui augmente ses marges (elle gagne plus sur un steak que le fermier), emploie de moins en moins de personnes (mais de plus en plus mal) et utilise des centrales d’achats en Suisse où le profit est réalisé. Pour le risque de crise et de non régulation des marchés, je souhaite revenir en arrière, il y a 10 ans un fonds LTCM a fait faillite, le monde bancaire a du trouver 56 milliards de $ pour éviter une explosion du système. 10 ans plus tard c’est Lehman (10 fois plus gros) mais un jour ce sera une banque de premier plan qui ne sera plus faire face aux produits dérivés ou structurés. Le seul point positif, est que la pression des marchés peut faire plier les pays notamment en mettant un gros focus sur la dette. Sans les marchés et les entreprises de notations qui auraient posé le question de la dette et de la relance Keynesienne, qui montre ses limites.
    Mon métier, après avoir été trader, est d’aider les gens qui se font licencier. Je vois aussi une triste réalité : la part que prend l’Etat à la fois au niveau de l’entreprise mais aussi du particulier, est ce normal qu’un état prenne 50% du brut en charges patronales et 25% de charges sociales, de l’impôt sur le revenu, de la TVA de la TIPP , pratiquement 70 à 75 % du coût d’un salarié que verse l’entreprise. Ce coût prohibitif freine la création d’emplois. Pourquoi avoir deux secrétaires (qui ne rapportent pas grande chose selon certains patrons) quand une seule peu suffire ?
    Petit point sur l’énergie verte, là encore je pense que c’est de la grande hypocrisie car mon grand père m’a toujours parlé des « essences de substitutions » pendant la guerre quand l’essence était rare (topinambour, betterave …). 70 ans plus tard, la technologie devrait nous permettre de faire mieux… j’oublie encore l’impact de Total en France. D’ailleurs, pour la fameuse prime de 1200 € de Sarkozy, savez vous que Total n’a pas augmenté son dividende depuis 3 ans et n’est pas obligé de la verser !

  • GAREL Paul said:

    Je viens de terminer votre livre.
    Merci pour ces explications à la portée du béotien en économie que je suis. Je partage votre jugement sur l’accroissement des inégalités et le creusement d’une fracture social, mais aussi entre pays, qui atteint l’inacceptable et exige des réponses urgentes et d’une grande ampleur.
    J’entends, en vous lisant, que le discours « officiel », relayé par les médias et entretenu pas la classe politique, est tronqué, voire trompeur. C’est assez difficile de croire que nous sommes ainsi trompés par les parties de gauche comme de droite. Pourtant vos arguments sont convaincants et clairs. Et j’ai commencé à diffuser des messages concernant votre livre afin de contribuer à sensibiliser le plus grand nombre. Car comme citoyen nous avons, si nous décidons de peser par un choix sanction, un poids considérable tous ensemble et ceci à chaque échéance électorale.
    J’ai commencé à établir un diaporama, en m’inspirant des idées fortes de votre livre, pour tenter de montrer les mécanismes du dérèglement dans lequel nous sommes tombés. J’aimerai le soumettre, mais ne sait pas comment. Si vous pouvez m’aider, merci encore.
    Nous sommes de plus en plus menacés par un risque de décrochage fatal de notre système économique et financier. Mais il semble difficile de dire d’où il viendra et quand. Votre livre a le mérite d’identifier plusieurs zones de menaces. Cette complexité de notre fonctionnement planétaire et le nombre de décideurs capables de déclencher le cataclysme ne sert-il pas d’anesthésiant ? Nous sommes en overdose d’informations catastrophiques et nous nous sommes habitués à vivre avec le danger comme s’il n’existait pas. C’est presque une condition de survie. D’où la paralysie de tous les décideurs, plus préoccupés par des échéances courts termes et peu enclin à prendre des mesures chocs et finalement guères populaires.
    C’est finalement au peuple qu’appartient le dernier mot. L’actualité nous montre des exemples de changements réputés impossibles. Vous avez parlé de la chute du mur de Berlin. Mais ce qui se passe actuellement dans les pays arabes ouvre une extraordinaire porte d’espérance. Des dictatures, pourtant tolérées par nos pays démocratiques, tombent. Tous ces hommes déchus, ou en train de tombés, ont amassé des fortunes en profitant de leur pouvoir au détriment du peuple qu’ils étaient sensés servir. Le peuple syrien est en train d’écrire son histoire en la payant d’un prix fort.
    Je suis prêt à apporter ma pierre à cette construction que vous appelez dans votre livre. Comment ? Y-a-t-il d’autres supports sur lesquels nous pouvons alimenter cette ébullition d’idées pour agir ?

  • Charles Abécassis said:

    Message à Paul Garel :

    Je viens aussi de terminer le livre de Pierre que j’ai beaucoup apprécié.
    Dans le cadre des actions de sensibilisation que je tente de faire auprès de mon réseau d’amis, je serais très intéressé par le diaporama dont parle Paul Garel dans son article.
    Merci à vous

  • MKL said:

    @ Charles et Paul,

    Je ne sais pas si vous avez pu obtenir les informations et contacts souhaités auprès de l’équipe du Kairos, mais le cas échéant vous pouvez trouver quelques documents complémentaires aux analyses et préconisations de P. Larrouturou ici :

    http://www.nouvellegauche.fr/vaincre-chomage/
    http://www.nouvellegauche.fr/autre-europe/

    (et globalement sur tout le site de Nouvelle Gauche)

    Nouvelle Gauche est une ancienne association également présidée par Pierre Larrouturou, les chiffres mentionnés sur les documents datent donc un peu pour certains mais ils sont à priori toujours d’actualité.

    Au passage aussi, si ça peut vous être utile, ci-dessous 3 témoignages récents au sujet de la semaine de 4 jours :

    Chef d’entreprise (recueilli sur le site de la Fnac en 2007) :
    « Co-dirigeant d’une entreprise de 44 personnes, j’ai eu la chance de rencontrer Pierre LARROUTUROU en 1994. J’ai mis en place un de ses concepts « la semaine de 4 jours » (création d’emplois par la réduction du temps de travail-loi expérimentale de Juin 1996). Après quelques mois d’étude avec le personnel pour réorganiser l’entreprise (ouverture 6 jours par semaine mais 4 jours de travail pour les salariés, la mise en place s’est effectuée avec une incroyable énergie et avec des résultats financiers inespérés. La très grande leçon de cette « aventure » c’est la découverte de la capacité de tous les salariés à trouver des solutions concrètes aux problèmes de l’organisation de chaque service dans la mesure où ils sont impliqués dans le projet. »

    Chef d’entreprise de services de comptabilité – 200 salariés (recueilli sur le site de Marianne en 2009):
    « Les 33 Heures en 4 jours je les ai mises en place. 10 % d’embauche.
    Certains (nes) ont pris le lundi, d’autres le mercredi (pour les enfants) d’autres le vendredi. Les réunions du personnel (information, formation) se faisaient le Mardi ou le Jeudi. L’encadrement parfois, si nécessaire, se réunissait un autre jour.
    Certaines qui étaient en temps partiel ont sauté sur l’occasion pour prendre un temps plein avec le mercredi a la maison avec les enfants .
    Quelques rares (hommes) ont ralé car ils disaient s’ennuyer a la maison ……… Sans doute avaient ils du mal a supporter leur femme ……..(là je suis moqueur, mais c’étaient les gens les plus  » fermés « , pas les plus dynamiques).
    Les salaires ont été bloqués 2 ans, mais avec les économies de frais de transport et de frais de garde des enfants la plupart des salariés s’y retrouvaient.
    Moins d’arrèts maladie (bon pour la sécu). Et même moins de frais de téléphone : 1/5 en moins ……….
    Plus de productivité qui nous a fait gagner des parts de marché et améliorer les résultats et les salaires (2/3 des salariés syndiqués, cela motive un patron pour discuter).
    Les discussions étaient parfois dures, mais franches et cela finissait toujours par un pot. Je savais que quand il y avait accord, cela suivait derrière.
    Alors je ne comprends pas ceux qui sont contre la semaine de 4 jours par principe.
    Je comprends ceux qui restent dubitatifs, car il faut l’avoir vécu pour comprendre.
    Je rajoute que l’on a écarté la semaine de 4 jours et demi car cela imposait des frais de déplacement correspondant a ceux d’une semaine de 5 jours, et cela aux dépens des salariés et aussi rendait plus difficile l’organisation de la vie de famille.
    De plus chacun (e) pouvait rallonger (un peu) certaines journées de travail et raccourcir d’autres. De même si l’employé souhaitait pour des raisons d’organisation du boulôt (impératifs de date),
    travailler 5 jours une semaine par mois (exceptionnellement 2), il le pouvait, et il récupérait ensuite bien sur, et cela lui permettait de faire face a des imprévus tant au boulot qu’à la maison. Il y avait bien sur des limites, suivant les saisons, les réunions de travail communes, mais le calendrier était prévu longtemps a l’avance, au mini 2 mois. »

    Collaborateur (site Désir d’Avenir – 2008):
    « Je travaille comme freelance pour une entreprise, dont le personnel est à la semaine de quatre jours. Je peux vous dire que c’est très agréable, on sent des gens heureux de vivre! Bon, parfois il faut attendre un peu pour avoir certaines réponses, mais il n’y a pas mort d’homme! »

  • Renaud Saunal said:

    j’ai été moi aussi tout à fait convaincu par les diagnostics et propositions solidement argumentés du livre de Pierre Larrouturou.

    oui: les racines du chomage endémique qui frappe l’ensemble des pays développés depuis 1974 ne sont pas principalement dans un défaut de compétitivité de nos entreprises locales mais dans la mauvaise redistribution des gains de productivité au dépend des classes moyennes et pauvres et au profit des plus riches (baisse de 10% de la part des salaires dans la valeur ajoutée sur les 30 dernieres années).

    oui: la stigmatisation des 35 heures par la droite qui en a fait la cause de tous nos maux est absurde et imbécile; si cette réforme a été ratée, c’est au contraire par défaut d’ambition et d’exigence: parce que les avantages octroyés aux employeurs n’ont pas été conditionnés à des embauches réelles et parce que les objectifs ont été rétrécis (35 heures plutot que la semaine de 4 jours, multiplication des exceptions -pour les cadres, pour les PME de moins de 20 salariés-).

    oui: la crise actuelle et à venir est bien le fruit de la politique ultra-libérale de Reagan et Tatcher qui a glorifié la modération salariale et encouragé le sur-endettement.
    Et le slogan de Sarkozy: « travaillez plus pour gagner plus » est une contre-vérité économique:
    Pour que les salariés gagnent plus, monsieur Sarkozy, il faut moins de chômage, et pour cela, il faut d’une façon ou d’une autre ré-équilibrer au profit des salariés les plus modestes le partage des revenus.
    Moi qui ai voté pour vous en 2007 par défaut de candidat crédible à gauche et parce que vous avez fait preuve de qualités personnelles indéniables, je le regrette amèrement aujourd’hui car vous avez fait tout le contraire: enrichir les riches et apauvrir les pauvres par des cadeaux fiscaux absurdes et inefficaces, voire néfastes dans la lutte contre le chomage.

    merci Pierre Larrouturou pour vos idées, votre obstination à les défendre et votre refus du découragement.
    ces idées, à ma modeste échelle, je les ai mises en pratique: je suis aux 32 heures depuis 2008.
    Je l’ai obtenu à titre individuel de mon employeur, à l’entrée dans un nouveau job. Il ne fut pas facile à convaincre, mais il n’a pas à s’en plaindre aujourd’hui, je crois: je suis flexible, travaillant 5 voire 6 jours par semaine au besoin dans les périodes de pointe et rattrapant ces jours dans les périodes moins tendues. je suis plus heureux et plus équilibré dans ma vie personnelle et c’est bon pour lui!
    Merci à lui aussi, c’est un employeur avisé.

  • Charles Abécassis said:

    Bonjour MKL,

    Je n’ai pas encore reçu de réponse de Paul sur le diaporama mentionné dans son article, mais je suis très patient ;-)

    Je profite de ce message pour vous informer de la Campagne « Tous Candidats en 2012″ qui sera officiellement lancée demain jeudi 20 octobre.

    Le Mouvement Colibris lance une vaste campagne citoyenne en parallèle des élections présidentielles : « Tous Candidats en 2012″.

    Au-delà de toutes considérations politiques, économiques, partisanes, c’est aujourd’hui à la conscience de chacun d’entre nous que nous faisons appel,
    pour construire une société plus écologique, plus juste et plus humaine.

    Combien sommes-nous aujourd’hui à inventer, à construire, une société plus écologique, plus juste et plus humaine ?
    Comment mettre en valeur les trésors créatifs que la société civile élabore tous les jours ?
    Comment agir ensemble ?

    Alimentation, énergie, habitat et urbanisme, économie, éducation,… chaque jour, par chacun de nos actes, nous participons à transformer le monde.

    La campagne « Tous candidats » permettra à chacun, au-delà de toutes considérations politiques, économiques et partisanes,
    de se déclarer candidat à l’action et de poser les fondements d’une société nouvelle dans son territoire.

    Vous aussi, vous souhaitez être candidat au changement ?
    Déclarez-vous sur : http://www.touscandidats2012.fr/

    Pour lancer cette campagne et l’inscrire dans les territoires, des Forums Ouverts vont être organisés en région, sur le thème Transformons Nos Territoires, afin d’élaborer des projets de transformation concrets.

    Le premier de ces forums ouverts aura lieu le samedi 5 et le dimanche 6 novembre en Île de France à la Ferme du Buisson à Noisiel (77).

    Ce week-end sera aussi un moment privilégié de rencontres festives et musicales et débutera le vendredi 4 novembre à 20h45 par un échange citoyen avec Pierre Rabhi, Caroline Sost, Edgar Morin, Celina Whitaker, Patrick Viveret, Cyril Dion,……, et vous.

    Informations complémentaires :
    http://www.colibris-lemouvement.org/colibris/campagne-tous-candidats/une-fete-pour-lancer-la-campagne
    http://www.comcolibris.net/UPLOAD/newsletter/343.php

    Merci beaucoup pour les informations transmises.

    Coeurdialement

    Charles

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